[c=#ff00ee]Équipe d'Italie de football
L'Italie a disputé six finales de Coupes du monde, remportant celles de 1934, 1938, 1982, et 2006 et perdant celles de 1970 et 1994 face au Brésil.
Elle a également remporté une fois le Championnat d'Europe des nations, en 1968. Elle possède avec l'Allemagne le plus beau palmarès européen.
Elle était classée au 1er rang de la FIFA en Septembre 2007.
L'équipe d'Italie est connue en France sous le nom de Squadra Azzurra. C'est un surnom qui lui a été donné par les journalistes français lors de la Coupe du monde 1938 organisée en France. En Italie, l'équipe est appelée la Nazionale et les joueurs sont appelés gli Azzurri.
GenèseL'équipe d'Italie débute bien tardivement sur la scène internationale. Elle dispute son premier match le 15 mai 1910 à l'Arena de Milan face à la France. Les Italiens qui jouent en blanc, l'emportent sur le score de 6-2, et font chavirer de joie tous les tifosi de la péninsule italienne. C'est le 6 janvier 1911, lors d'un match contre la Hongrie, que l'Italie va pour la première fois jouer avec un maillot bleu, la maglia azzurra, en hommage à la famille royale de Savoie.
Les années 30 et le triomphe de l'Italie de Vittorio Pozzo
N'ayant pas fait le long voyage en bateau en Uruguay en 1930, l'Italie dispute sa première coupe du monde à domicile en 1934. L'entraîneur Vittorio Pozzo s'appuie sur neuf joueurs de la Juventus dont les attaquants Giovanni Ferrari et Raimundo Orsi et le milieu Luis Monti (qui avait disputé la première coupe du monde sous les couleurs argentines). Il fait également appel au buteur de l' Inter Milan (appelé à l'époque Ambrosiana Milan) Giuseppe Meazza, qui donnera plus tard son nom au mythique stade de San Siro.
Les italiens, qui font le salut fasciste avant chaque rencontre en signe d'allégeance au régime du Duce Mussolini, écartent facilement les Etats-Unis au premier tour avant de défier l' Espagne en quart de finale à Florence. Le match, d'une extrême violence (symbolisée surtout par Monti côté italien), se solde par un match nul 1-1. Pas moins de 11 joueurs sont blessés (4 italiens et 7 espagnols !) et ne peuvent prendre part à la rencontre rejouée le lendemain. Au cours de cette deuxième manche l'Italie s'impose 1-0 dans la polémique en raison de décisions arbitrales avantageuses. La squadra bat ensuite l' Autriche de Matthias Sindelar en demi-finale (1-0) puis la Tchécoslovaquie en finale à Rome (2-1) grâce à un but décisif d'Angelo Schiavio au cours des prolongations.
Quatre ans plus tard, l'Italie est en France pour défendre son titre. Entre-temps, elle a remporté la médaille d'or aux jeux Olympiques de Berlin, confirmant sa position de favori à sa propre succession. Outre l'entraîneur Pozzo et le gardien remplaçant Masetti, Giuseppe Meazza et Giovanni Ferrari sont toujours là et forment avec l'attaquant de la Lazio Rome Silvio Piola, une ligne d'attaque redoutable. Après une entrée en matière difficile à Marseille contre la Norvège (victoire 2-1), les Italiens éliminent le pays hôte, la France (3-1 à Colombes, dont un doublé de Piola). En demi-finale, ils s'imposent 2-1 face aux brésiliens de Leonidas, puis remportent la finale à Colombes contre la Hongrie 4-2, grâce à deux doublés de Colaussi et Piola.
Le palmarès de l'Équipe d'Italie des années 1930 est donc particulièrement étoffé: deux coupes du monde (1934, 1938), un titre olympique (1936), auxquels il faut ajouter deux Coupes du Docteur Gerö (1930 et 1935). Cette compétition appelée aussi Coupe Internationale européenne opposait les nations centro-européennes. Elle peut être considérée comme l'ancêtre du Championnat d'Europe des nations.
L'après-guerre: vingt années de disette
Après une suspension des compétitions internationales pendant presque 15 ans pour cause de deuxième guerre mondiale, la Coupe du monde fait son retour en 1950, au Brésil. Cependant, l'Équipe d'Italie n'est plus à la hauteur de sa réputation et va connaître une longue période de vache maigre sur le plan international.
Elle sera éliminée dès le premier tour lors des coupes du monde 1950, 1962 et 1966. Lors de cette dernière occasion elle subit même une humiliation en perdant contre la Corée du Nord 1-0 à Middlesbrough, pour l'une des plus grosses sensations de l'histoire de la coupe du monde. En 1958, elle va même échouer dès les phases éliminatoires de la Coupe du monde en Suède, ce qui reste à ce jour, l'unique non-qualification des Italiens pour une coupe du monde.
L'Italie ne brille pas non plus par sa présence lors des Championnats d'Europe des nations 1960 (non inscrite) et 1964 (éliminée en huitièmes de finale).
La rivalité Rivera-Mazzola et le retour au premier plan
Le succès européen des clubs italiens dans les années soixante (deux coupes des champions chacune pour l' Inter Milan et le Milan AC) va finir par bénéficier à l'Équipe nationale.
Ce retour au premier plan va se traduire en 1968 par une victoire dans le Championnat d'Europe des nations que l'Italie organise en 1968. En finale, la squadra de l'entraîneur Ferruccio Valcareggi a besoin de deux matches à Rome pour battre la Yougoslavie 1-1 puis 2-0, buts de Riva et Anastasi.
Deux ans plus tard, la squadra azzura se présente parmi les favoris à la Coupe du monde au Mexique, au même titre que le Brésil de Pelé et l'Angleterre de Bobby Charlton. Elle compte dans ses rangs quelques-uns des meilleurs joueurs européens comme le défenseur Giacinto Facchetti, les milieux Gianni Rivera et Alessandro Mazzola et les attaquants Luigi Riva ou Roberto Boninsegna.
L'entraîneur Valcareggi qui ne se résout pas à les associer, hésite constamment entre aligner le milaniste Rivera et l'interiste Mazzola. Après un départ poussif (un seul but marqué en trois matches du premier tour), l'Italie se réveille en battant le Mexique 4-1 en quart de finale et surtout la RFA 4-3 après prolongations en demi-finale. Ce match disputé au Stade Aztec de Mexico, au cours duquel pas moins de 5 buts sont marqués durant la prolongation, est considéré encore aujourd'hui comme le plus beau match de l'histoire de la coupe du monde. C'est Gianni Rivera, entré en jeu à la place de Mazzola, qui marque le quatrième but décisif.